Corrigé
(2016.12.18/10h34 – 10h48) Place St-Michel Bordeaux
Et
je n’osais encore m’avouer ce que je voulais faire : créer, écrire… Si je
l’avais formulé explicitement, peut-être cela aurait été un choix acceptable
pour mes aînés. Mais cela me paraissait honteux, pas à la mesure de leurs
attentes. Et la tension entre mes aspirations et ce que je croyais devoir être
grandissait.
Corrigé
(2016.12.18/10h34 – 10h48) Place St-Michel Bordeaux
Mais,
arrive un âge où les aînés exigent que ces savoirs produisent des richesses, se
concrétisent par une position sociale. Le calcul qu’avait fait l’enfant que
j’étais débouchait sur une impasse : j’étais mis en demeure de valoriser
mes savoirs. Le placement que les aînés avaient fait sur ma personne docile ne produisait
pas de plus-value, d’intérêts. Je ne savais plus comment les contenter, j’avais
l’impression d’être dans une impasse.
Corrigé
(2016.12.18/10h34 – 10h48) Place St-Michel Bordeaux
Lorsque
l’on prend conscience que les aînés n’attendent pas de nous ce à quoi nous
rêvons, on peut se rebeller. Moi, je m’acclimatais : j’abandonnais la
création et ne gardais que le désir d’accumulation des savoirs, qui demeurait
un compromis sur lequel moi et mes aînés arrivions à nous entendre.
Corrigé
(2016.12.18/10h34 – 10h48) Place St-Michel Bordeaux
Enfant, on est souvent
créateur. Moi je réécrivais les histoires que mes aînés me racontaient. Et puis,
on prend conscience que les aînés n’attendent pas de nous une
capacité créative. Alors, on la met en sommeil
et on rêve d’évasion, de grands espaces vierges.
La
boulimie de savoirs se manifesta très tôt pour moi… mais ce n’était pas un
savoir particulier qui retenait mon attention. Peut-être que j’aimais l’ouverture discursive que les savoirs permettaient : souvent ils se lisaient, ils étaient écrits comme un récit !