Alors dans ces conditions,
comment concilier une addiction au sexe et la fidélité ? Si ce n’est en
devenant fou d’amour pour une personne qui ne partagerait que le premier terme
de cet antagonisme. Seule, la fidélité, même partagée, n’est qu’un ennui
majeur. Toute réciprocité complète ne serait que souffrance pour les deux. Les
deux cas pathologiques ne se résolvent que dans la domination du désir et dans
l’isolement de l’être : autres mœurs, autres souffrances. Et ne plus faire
l’amour qu’en donnant du plaisir et par compassion comme un prurit pour les
personnes qui souffrent trop. Car deux addictions au sexe ne se retrouvent
qu’en de rares occasions et ne peuvent rester longtemps ensemble : trop
d’agitation intérieure et d’appels du large. « Le bateau ivre » n’a
qu’une destination : l’écœurement, le retour et l’impuissance.
jeudi 29 mars 2012
lundi 26 mars 2012
LITTéRATURE.014_"Deux pôles-Un destin" (2012.03.08/18:00-20:00)
Outre les ambitions mesquines de
la vie, pour lesquelles nous sommes capables de nous entre-déchirer, il ne
reste que deux solutions : se consacrer à l’autre ou à soi. La vie est
in-fine binaire : je n’y peux rien, même s’il est possible de naviguer
entre ces deux pôles selon ses besoins. Quoi qu’il en soit, ces choix
représentent des sacrifices : le premier sacrifie l’individu, le second
condamne à l’impuissance. Ce qui revient au même quel que soit le sens dans
lequel on le prend : cela s’appelle une identité de destin.
mardi 20 mars 2012
LITTéRATURE.013_"Des saints modestes" (2012.03.08/18:00-20:00)
Car, quel que soit notre choix,
nous finissons toujours par nous « coucher » en demandant notre
reste. Quand bien même nous serions animés des meilleures intentions et que
nous y parvenions, nous ne serions que des saints bien modestes. L’essentiel
est dans le dénuement !
samedi 17 mars 2012
LITTéRATURE.012_"Un espoir dérisoire" (2012.03.08/18:00-20:00)
Et face à ce désespoir ne me
reste que la chanson de Gilles Vigneaut : « Il me reste un pays
… » ! Et cela est déjà de trop. Cela fait renaître l’espoir et ses
rêves dérisoires. L’ambition d’être « Jack Kérouack ou de n’être
rien » dans un moment de verve hugolienne adolescente.
jeudi 15 mars 2012
LITTéRTAURE.011_"Artiste et glébeux" (2012.03.08/18:00-20:00)
Quelle connerie ce poncif sur
l’œuvre de Bach ! Une « cathédrale de notes » !!! Bach n’a
rien d’un gothique flamboyant. S’il s’élève aux cieux c’est malgré lui et dans
le dénuement s’il vous plaît. Bach retire, retranche et seule reste la note qui
touche, ici et maintenant, dans la pleine conscience de sa condition terrestre.
Ses mordants et autres ornementations musicales n’existent pas pour agrémenter
l’écoute, mais bien pour préparer et faire vibrer différemment la note choisie.
Bach, comme Jack, est un orphelin des cieux, un homme pieux par nécessité
intérieure, sans nulle vision d’avenir qui ne soit un leurre. Si n’étaient les
refuges de la musique et/ou de l’écriture, en attendant que le temps fasse son
œuvre.
LITTéRATURE.010_"Tiraillement et dénuement" (2012.03.08/18:00-20:00)
Alors je pense aux tiraillements de Jack, tels qu’exprimés par Victor Lévy-Beaulieu et Jean-Paul Loubes … et par Jack lui-même quand on sait le lire. Tiraillement qui finit par tout déchirer : le papier, la toile, les simagrées qui nous entourent et par lequel demeure le dénuement d’un Adagio de Bach (concerto pour violoncelle BWV 1042).
LITTéRATURE.009_"Tout est dit-Rien n'est fait" (2012.03.08/18:00-20:00)
Tout ce qui a déjà été dit sur l’écriture : ses fétichismes procéduriers, ses techniques jusqu’à la déconstruction… tout qui a déjà été exploré, il y a deux siècles de cela et remis au goût du jour par les « avant-gardes », la « contre-culture »… qui valent toujours mieux que les ganaches qui font métier de littérature. Les grands, les riches, mais aussi les petits, les pauvres, qui courent après la subvention, la bourse et la résidence : des managers de la plume.
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